Archives

 

15.12 — 6.1.2019

 

BLACK BOX(ES)

 

ARTISTE(S): BETTY BEIER, ARVID BOECKER, LAURA DELVAUX, ROHAN GRAEFFLY, PHILIPP HAWLITSCHEK, JOËL HUBAUT, JULIE LUZOIR, CHARLES MYNCKE, ANKE MILA MENCK, PATRICK NARDIN, CLAUDIA PASSERI, ARMAND QUETSCH, MARY-AUDREY RAMIREZ, NICOLAS TOURTE, STEVE VELOSO, MONIQUE VOZ

 

En 2017, à l'initiative conjointe du centre d'art contemporain Faux Mouvement à Metz et de la Province de Luxembourg (Belgique), seize artistes de la Grande Région (France, Allemagne, Belgique et Luxembourg) ont été rassemblés dans une exposition itinérante intitulée Black Box(es), dont la première étape s'est tenue au Faux Mouvement. En décembre 2018, c'est au tour du Casino Luxembourg de présenter le projet.

 

Black Box(es) consiste à mettre à la disposition des artistes des « boîtes noires » pour qu'ils y exposent, en quelque sorte, un intérieur jusque-là dissimulé, oublié ou simplement ignoré. Les « boîtes noires » des avions - qui ont inspiré le titre de l'exposition - n'ont, en fait, jamais été noires ; en réalité, elles sont orange avec des bandes luminescentes, afin de faciliter leur recherche après un crash. Le noir désigne l'opacité de leur intérieur, l'inconsistance d'informations immatérielles scellées au cœur de cet objet compact. Ce qui se montre n'est qu'une enveloppe : le noir de la boîte n'est pas une couleur mais un concept. Les boîtes de Black Box(es) sont à leur manière des machines à voir qui placent tous les artistes ex æquo face au même dispositif de vision.

 

PARTENAIRES

 

En partenariat avec Faux Mouvement, Metz. Saarländisches Künstlerhaus, Province de Luxembourg, CACLB - Centre d'Art Contemporain du Luxembourg belge, L'Orangerie, espace d'art contemporainLa S Grand Atelier. Avec le soutien de : Ville de Metz, Drac Grand Est, Région Grand Est, Conseil Départemental de la Moselle et FOCUNA - Fonds culturel national Luxembourg.

myncke

Charles Myncke, The Hot Box

INvit_Alain_def.jpg

Duo 

du 29 septembre au 4 novembre du  jeudi au dimanche de 14 à 18h et sur RV.

 

 

Après une enfance et une adolescence passées dans la région de Bastogne, ils mènent chacun, à 8 000 kms de distance,

 

une carrière artistique. Nous leur avons proposé de revenir en terre ardennaise dans le cadre de l’Orangerie et de rencontrer

 

leur envie de mener un projet d’exposition en commun.

 

Tous deux, dans leur pratique artistique, explorent les difficultés à être soi, à trouver sa place dans la société, à être au

 

monde.

inv-aff_jusseretbon.jpg

 

 

 

Zoé Jusseret a vu le jour en Lorraine belge en 1987. Elle dessine depuis son plus jeune âge. Après des cours à l’académie des Beaux-Arts de Marche-en-Famenne et à la fin de ses humanités elle s’inscrit, un peu par hasard, à l’institut Saint-Luc à Bruxelles. Elle y découvre le monotype, technique qu’elle affectionne particulièrement. Elle vit actuellement à Vancouver.

Son univers est à la fois sombre et délicat. Si ses histoires teintées d’angoisse échappent à la réalité stricte, elles évoquent assurément la difficulté à être au monde… Les premières traces visibles de son travail sont à découvrir sur le site Grandpapier.org ou dans des collectifs de micro-édition tels que Tomoko. En 2016, parait son premier livre Qui mange des couteaux chez FRMK. Depuis, elle s’est installée au Canada, où elle dessine

toujours avec beaucoup de plaisir, mais pas franchement assidûment, comme elle l’a toujours fait en réalité!

Un nouveau projet de livre est en cours et arrivera dans un temps pas trop lointain.

 

Classe verte Une, deux, trois, nous irons au bois...Trois petites filles, pas si petites, se retrouvent au coeur d’une forêt fantastique. D’image en image, elles se promènent, découvrent et expérimentent. Attention, petites, à ne pas faire de mauvaises rencontres! Classe verte est un projet commencé à l’occasion de l’exposition collective «La Forêt» à la Maison des Cultures de Saint-Gilles (Bruxelles) en 2016.

Ces illustrations ont dès le départ été envisagées comme un terrain de jeu narratif et graphique, d’où une certaine évolution dans le trait, les couleurs mais aussi dans la narration parfois légère, parfois plus angoissante.

 

 Lionel Jusseret est né en Belgique en 1989. Tout en finissant ses études de documentaire à l’INSAS en 2012, il commence à photographier les enfants autistes après deux ans passés parmi eux comme animateur socioculturel à l’association “J’interviendrais“. Inspirée par les recherches du penseur et éducateur Fernand Deligny sur la dé-psychiatrisation, l’association française «J’interviendrais», fondée en 1973 par René Demichelis, offre aux enfants avec autisme profond de vivre le temps de leurs vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. "Hors des murs des institutions, nous marchons en pleine nature et sortons des sentiers battus pour traverser des torrents sauvages ou faire des dessins à la craie sur les murs des maisons abandonnées. Pour eux, une rupture. Pour nous, un voyage"

 

 

Kinderszene

 

Autistan, pays au grand désert édulcoré inatteignable. Au sein de cette communauté à part, la communication

 

avec ces enfants, non-verbaux pour la plupart, n’est pas innée. Elle se crée. Elle est unique pour chacun, il n’y a aucun mode d’emploi. L’immersion est puissante, le travail est épuisant. En l’absence de morale, le mensonge, ici, se paye au prix fort. L’enfance est vraie, brute, sauvage. Elle se balance entre présence et absence, douceur pure et ultra violence. L’idée est de trouver une porte d’entrée que les enfants entrouvrent s’ils le souhaitent. Jamais elle n’est forcée.

 

Un_temps2.jpg

maen.jpg

 

Clay, du sculptural dans la céramique actuelle

Du 7 juillet au 16 septembre

du jeudi au dimanche de 14 à 18h et sur RV

 

Dans cette exposition, qui se veut non exhaustive, nous avons invité des artistes qui travaillent la céramique exclusivement ou qui l’utilisent parmi d’autres techniques. De ces différentes pratiques, la céramique s’est ouverte à des champs d’expression nouveaux.

 

Anne Brugni (F) 

Anne Brugni est une illustratrice française installée à Bruxelles. Depuis 2012, elle pratique la céramique et réalise des objets dans l’esprit de son univers graphique. Tantôt fonctionnels, tantôt absolument inutiles, ses objets véhiculent une certaine utopie de la céramique, comme forme d’art, aussi permissive que le dessin.

 

Dialogist-Kantor

Les Dialogist-Kantor, Toni Geirlandt et Carlos Montalvo, sont performeurs. Ils utilisent la performance comme attitude de résistance face à la réification des individus par le corps social. Ils s’appuient sur l’idée que l’art est une fête permanente. Ils multiplient les collaborations avec d’autres créateurs (individuels ou groupes) et organisent des réunions qui invitent les participants (artistes ou non) à l’édification de la pensée et du geste esthétique. Leurs objets, vidéos et affiches sont regroupés en archives à réactiver, il s’agit d’autant de témoignages, de traces de leur contre-culture. 

 

Maen Florin

Les sculptures de Maen Florin semblent ne pas vouloir parler; souvent, elles ferment les yeux, détournent le regard. Elles font semblant de ne pas vous avoir vu. Un tel constat implique inévitablement que les sculptures de Maen Florin ont un aspect « anthropomorphe ». Elles possèdent des traits humains, mais aussi «inhumains», leur anatomie est souvent bizarre : grandes oreilles, long nez, bouche tordue, yeux baissés ou non, membres tors, poitrine creuse… Ce sont des personnages issus de contes pas très joyeux, de rêves inconfortables ou de cauchemars bienveillants. (Marc Ruyters, extrait)

 

Coryse Kiriluk

Au commencement était un bout de tibia de boeuf aperçu à l’étal d’une boucherie. A mouler en glaise, à cuire puis à émailler comme on nappe d’une sauce un rôti, à présenter un dimanche d’automne sur un beau plat en argent. ...... Coryse Kiriluk n’en a pas fini avec toute cette viande, Eros et Thanatos – garnis d’osso buco et d’os à moelle – engagent une danse délicieusement macabre. Il lui reste quelques squelettes à rhabiller, un ossuaire à rénover, un monument de sentiments sans cesse à élever. !François Liénard, extraits)

 

Yves Malfliet

Yves Malfliet réalise à la fois des installations monumentales, des ready-made, des sculptures en céramique, ainsi que des performances et des happenings. Ses oeuvres se caractérisent par une combinaison débridée et fantaisiste d’éléments baroques et kitsch, qui sortent de ses propres mains ou qui proviennent de magasins de seconde main et de brocantes. Ses oeuvres sont comme des contes de fées contemporains, en équilibre entre la naïveté, le sacré et le mysticisme, dans lesquels l’idée transcende l’art, mais laisse également entrevoir un grand plaisir de faire.

 

Coline Rosoux (F)

Autour de ses céramiques rôdent différentes énigmes. Complexe, chaque figure correspond à une histoire issue du folklore, des cultes, des traditions... Ses personnages symbolisent de nombreux récits en fonction de l’environnement dans lequel ils évoluent. Sa réflexion se place dans la narration. De l’illustration à la céramique, il n’y avait qu’un pas à franchir. Faune, flore, divinités prennent ainsi vie en trois dimensions et dans des couleurs émaillées éclatantes. Tous ses sujets participent à la représentation du passé. (Ludovic Recchia, extraits)

 

 

<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 Suivant > Fin >>
Page 1 sur 7
Secured by Siteground Web Hosting