Archives

'Dis-moi un mensonge'

Ah... l'amour! De manière récurrente, cette  première exposition de la saison nous interroge sur le plus troublant des phénomènes humains: les rapports amoureux. L'art, vecteur des réflexions et des émotions, en a toujours été un témoin privilégié

 

Exposition accessible du 7 mars au 12 avril

les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

 

Ulrike Bolenz

1958, vit et travaille à Ninove

www.ulrike.bolenz.de

 9.Ulrikebolenz-Seduction... En allemand, le nu dans l'art est désigné par le terme "AKT", du latin "actus" qui renvoie à l'action, au mouvement. Chez Ulrike Bolenz, la pose, l'attitude, le mouvement arrêté sont aussi parlants que la nudité. Elle montre des moments vécus, des gestes, des tensions, ou des vulnérabilités. L'énergie circule sur ces visages, sur ces corps, surpris dans leur essence, sans artifices. Dans ces portraits faussement anonymes, ces faces d'hommes, ces faces de femmes, sans signes corporels ou vestimentaires distinctifs, l'artiste dépeint l'identité humaine et la partie visible de l'altérité de l'alter ego... Elisabeth Martin, 2011

 

 

 

Stu Mead

1955, vit et travaille à Berlin

www.stumead.com

web meadFortement influencé dans sa jeunesse par les comics de la culture underground et en particulier ceux de Robert Grumb, Stu Mead explore, dans son travail,  les tabous de la sexualité dans ses formes les plus controversées. Dans ses peintures et ses dessins, les fantasmes les plus inavouables sont décrits avec une sorte de joyeuseté débordante, avec un humour décapant et corrosif. Ses images subversives, en dépit de leur contenu, ressemblent dans leur facture aux chromos que l’on trouvait dans les barres chocolatées de notre enfance ou si on voulait pasticher les albums de Marcel Marlier... «Martine découvre les plaisirs des sens» 

 

 

 

 

Nathalie Pirotte

1965, vit et travaille à Bruxelles

http://nathalie-pirotte.over-blog.com

devine

Au départ: des images commerciales et populaires puisées dans les médias: bustes, têtes humaines ou animales, corps vêtus de fourrure, de voiles ou de dentelles, sont choisies et traitées en informatique par associations, cadrages, contrastes et colorisations. Ces nouvelles images de corps sexués, rarement nus, deviennent alors le support d’une peinture narrative, nimbée d’onirisme doucement érotique. La matière picturale est volontairement très fine, quasi aquarellée. Les carnations irréelles dans des gammes de couleurs claires et aériennes, un peu froides, peuvent être zébrées de gestes bruts de pâte colorée plus épaisses. Certaines parties à peine ébauchées sont ponctuées d’éléments plus détaillés, bijoux et accessoires. On devine le plaisir du geste pictural, du modelé, de la matière, du goût pour les glacis et les empâtements vivants. 

Au centre de larges plages colorées, ces « pin-up » semblent prêtes à nous entraîner dans les jeux pas très sages du chat et de la souris...

 

Un été partagé 
du 5 juillet au 10 août 2014
Du mercredi au dimanche de 14 à 18h
Un été partagé, l’envie de partager un espace et d’y faire la part belle au dessin au travers de diverses approches de ce medium.
Les travaux des quatre artistes invités attestent de la pérennité de cette pratique et de la vitalité du dessin comme technique d’expression contemporaine. Avec Thibaut Claessens, Philibert Delécluse, Pascal Jaminet et Laurent Schoonvaere


 

Photo : L'exposition Un été partagé et dessiné jusqu'au 10 août dans L'Orangerie, espace d'art contemporain.

 

Du 13 septembre au 30 novembre 20144

les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

Fernand Léger, mémoires et couleurs contemporaines

image FL pour site

 

Alors que la ville de Bastogne s’apprête à commémorer le septantième anniversaire de la Bataille des Ardennes, il nous a semblé important de nous associer à ce travail de mémoire, en remettant en valeur la crypte du Mardasson et ses trois magnifiques mosaïques de Fernand Léger. Il s’agit d’un ensemble artistique exceptionnel, réalisé du vivant de l’artiste, le seul en Belgique et un des rares en Europe. Il est cependant méconnu par la majorité du public et même des amateurs d’art. Sa revalorisation vient combler un vide et inscrire Bastogne sur la carte d’un patrimoine artistique européen à découvrir.

L'Orangerie, huit artistes contemporains ont été invités à entamer un dialogue en relation avec le triptyque de Fernand Léger. Autour de la double thématique de la mémoire et de la couleur, on y rencontrera des pratiques aussi variées que la peinture, la sculpture, la photographie et l'installation. Bernard Marcelis, commissaire.

Renaud Auguste-Dormeuil et sa série d'images "A Day Before" ou la Voie lactée enregistrée à la veille des grands conflits,

Pascal Convert et sa sculpture "Souche de Verdun vitrifiée",

Emilio Lopez-Menchero, pour une évocation de la figure de Fernand Léger au travers de l'autoportrait,

Didier Mencoboni, avec une projet conçu pour l'Orangerie,

Bart Michiels, avec ses photos actuelles des sites de champs de Bataille, dont Bastogne,

Claude Rutault, avec ses peintures monochromes délimitant un nouvel espace pictural,

Cédric Teisseire, avec ses Points d'impact, peintures recto -verso sur des plaques de métal,

Angel Vergara, avec ses peintures sur verre à base d'archive.

 

Vue de lexposition1Vue de lexposition2Vue de lexposition3Vue de lexposition4

danino_nouv1919

Pulp(e)

The soft fleshy part of a fruit.
His face had been beaten to a pulp.

La partie charnue douce d'un fruit.
Son visage avait été battu en marmelade.
Oxford dictionary

Dany Danino du 19 avril au 25 mai 2014

Durant plusieurs siècles le dessin, en tant qu’oeuvre d’art, sera jugé secondaire. Il était l’étape préparatoire permettant de fixer l’idée initiale de l’artiste, il était l’ébauche d’une future composition ou de l’une de ses parties. On les appelait des « feuilles ». Le temps ayant fait son oeuvre, elles ont acquis une valeur intrinsèque incontestable. Aujourd’hui, cette évaluation étant approbative, Dany Danino nous le confirme en actant pour nous sa pulsion exigeante et définitive d’oeuvre d’art total. Son utilisation du Bic bleu ou stylo à bille Bic, un peu à la manière du « dripping » de Jackson Pollock, emplit la surface entière de la feuille qu’il surdessine d’un dessin gestuel exemplaire, de circonvolutions noueuses, d’entrelacs où les éléments narratifs s’entremêlent de visions hallucinogènes. Il localise, il énumère, il additionne. En témoigne l’un de ses derniers dessins au langage et à l’audace inusitée le crâne est mon boulet, oeuvre monumentale de plus de cinq mètres de haut et deux mètres de large subjuguant tant par sa liberté initiale que par sa virulence fébrile et sa virtuosité graphique.

L’écriture de son dessin est descriptive, analysante, serrée et alerte ; comme si elle visait, dirait Artaud, le battement artériel des choses. Il y accède grâce à la formule secrète de son oeil ; la démesure, l’excès et la puissance. Son être de déraison rejoignant son désir et la figure de son objet. D’autre part, sa connaissance des maîtres anciens l’instruit d’une qualité mémorielle qui l’anime en permanence d’un esprit résolument critique face à ce qu’il crée. Il m’a parlé de son respect pour Ensor, Rops et Masereel. Et de l’oeuvre à l’homme ou de l’homme à l’oeuvre Dany Danino sait de quoi il parle et sait de quoi il dessine lorsqu’il fréquente ses fondements initiaux et qu’il en émerge pour nous rallier à son imaginaire et nous enchanter de ses « feuilles ».

Jean-Marie Stroobants, July 2012, Curator et director of the Office d’Art Contemporain

Dans le cadre de Ah... l'amour!

Du 15 février au 30 mars 2014, les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h et sur RV.


Dominique Thirion

Le musicien Jef Mercelis et l’artiste pluridisciplinaire Dominique Thirion performeront dans la rotonde  Intimement vôtre, mon impossible amour pendant laquelle écriture et musique se répondront.

A l’opposé de la rotonde, Aurélien Merceron présentera son film sur le performance dansée de Dominique Thirion : Laisse-moi te venir.

Entre les deux, sur un mur central (trait d’union entre l’espace de performance et l’espace de projection vidéo) l’artiste exposera des peintures et des dessins où l’absence côtoiera le désir.

http://www.hanstheys.be/artists/dominique_thirion/

tu_moublies_1

La danse comme invention de l’amour, la danse aussi pour oublier l’absence : nous allons danser le DESIR.

Dominique Thirion souhaite partager avec le public une performance dans laquelle le désir, dans sa complexité et ses contradictions, s’exprime par la danse, par des images/tableaux, par du texte chanté ou lu, par des présences et par des actions avec le public.
Laisse-moi te venir s’inspire de ces danses que chacun pratique dans la vie, chez soi ou dans des fêtes. Ces danses sont inspirées par l’instant et laissent libre cours à l’improvisation. Elles sont aussi le temps des rencontres amoureuses, portées par les mouvements des corps. Laisse-moi te venir questionne le désir : Comment celui-ci s’exprime-t-il lorsque la danse, où les pas et les mouvements sont conduits et maîtrisés, invite les corps à s’abandonner?
En tant que plasticienne, Dominique Thirion cherche à parler de l’amour, en faisant fi des mots, et en laissant le champ ouvert le plus possible aux corps, aux gestes, aux mouvements, à la chorégraphie des sentiments, à l’émotion de l’être. Elle cherche l’écriture la plus simple des gestes d’amour. Ecriture qui se situe à la frontière des gestes de la vie quotidienne et des gestes chorégraphiés. Elle cherche dans le corporel ce qu’est à la littérature le journal intime.

IMG_0235.02  IMG_0236.02  IMG_0237

IMG_0239.02


<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 Suivant > Fin >>
Page 3 sur 7
Secured by Siteground Web Hosting