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«Nicolas Aiello mène une réflexion sur la question du lien conceptuel entre texte et image jusqu’à créer des formes visuelles constituant des écritures non lisibles donc parfaitement regardables. Ces images-textes jouent sur des associations plus inconscientes, plus communes, déjouent la culture privée de la lecture et mettent en lumière la culture publique voire urbaine de l’image : question fondamentale posée par les formes télévisuelles.» Texte de Sylvie Boulanger (directrice du CNEAI) à propos du dessin animé Neige, revue Multitudes hors série Art TV Clash, octobre 2010.

Vues de l'expo: 

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L'Orangerie du 26 octobre 2013 au 23 décembre 2013 
WCC-BF du 14 février au 6 avril 2014.


Fruit d’une collaboration étroite entre L’Orangerie, espace d’art contemporain à Bastogne et leWCC-BF (World Crafts Council-Belgique francophone) à Mons, cette expositions rassemble et présente les coups de coeur des équipes de ces deux opérateurs pour un intérieur cosy.

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Les auteurs:

Caroline Andrin, Marina Bautier, Adelyne Beaudry, Alain Berteau, Michaël Bihain, Marian Bijlenga (NL), Gitte Bjørn (DK), Atelier Blink, Nicolas Bovesse, Raphaël Charles, Chevalier-Masson, Jean-François D’Or, Siegfried De Buck, Nicolas Destino, Damien Gernay, Evelyne Gilmont, Anne Goy, Maria Fernanda Guzman (AR), Françoise Hottois, Stéphanie Jacques, Aino Kajaniemi (FI), Vincent Kempenaers, Michel Leonardi, Xavier Lust, Hugo Meert, Henriette Michaux, Coralie Miessen, Gauthier Poulain, Frédéric Richard, Jean-Pol Urbain, Roos Van de Velde, Fabienne Withofs




 

 


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VOUSIDENTITES…


Au fil du temps nous construisons des identités, de la culture, du patrimoine. Directement ou indirectement, cette notion d'identité se retrouve dans les 
préoccupations des artistes d'hier et d'aujourd'hui. Comment se forgent les identités, qu'elles sont les éléments qui président à l'élaboration de notre patrimoine et à sa mise en visibilité.


L'Orangerie, espace d'art contemporain de Bastogne explore encore cette année la question des collections.
Après avoir proposé « La Belgique dans tous ses états » de la collection du Musée du petit format, puis la collection idéale « Limites multiples » sous le commissariat de Mr Bernard MARCELIS , suivie de collectionneurs particuliers interrogés « Mais que cherchent-ils?... » autour du commissaire Michel CLERBOIS, nous proposons cette année une exposition regroupant quelques oeuvres significatives d'une collection publique, celle de la Fédération Wallonie- Bruxelles.

Nous invitons aussi au débat le public le plus large de passage en vacance en Ardenne, à propos de quelques pièces extraites de la grande et belle collection de notre Communauté française de Belgique qui compte non moins de 40.000 oeuvres acquises au fil des ans. Comment mieux la connaitre, mieux médier les artistes et leurs oeuvres acquises par la FWB avec les publics? De quelles oeuvres sommes-nous fiers et en fin de compte, quel miroir identitaire nous propose cette collection publique. 

Je remercie chaleureusement Mme la Ministre de la Culture Mme Fadila Lanaan et son Administration, le service des collections de la FWB, Mme Marie-Claire Meuray et ses collaborateurs pour leur complicité efficace pour la réalisation de cette expo.

Je vous souhaite Cher visiteur, des moments d'intense dialogue avec ces quelques oeuvres et d'en garder souvenir grâce à la «pose photographique» que nous vous offrons en souvenir de cette visite.
Michel Dalemans Président de l'asbl L'Orangerie.

 

img_Openus_89_northNouveau_Mexiqueavril_2013_Michel_BeineL’Orangerie, 25.05.13 au 16.06.13: Michel Beine

Photographies

Somnambule Amérique…

Somnambule Amérique…

Serait-il juste et utile, si l’on voulait synthétiser la trajectoire photographique de Michel Beine au fil de trois étapes essentielles, d’estimer que Cuba aura constitué pour lui une expérience d’imprégnation ? Le Maroc, une déambulation littéraire et raffinée ? Et l’Amérique, un voyage dans le temps en même temps qu’une initiation photographique, au long d’un chemin rétrospectif ?... Cela sera peut-être réducteur, mais n’en constituerait pas moins une base fiable pour aborder « Highway and Motor Hotel ». Au centre de cette série, ou plutôt comme un filigrane mais qui recouvre la pellicule plutôt que de se fondre en elle, on ne manquera pas de repérer une silhouette intimidante, le grand nom d’un grand regard – un père, peut-être. Car tout chez Michel Beine – sa position frontale et son cadrage, l’objet banal qui retient son attention et le contour du pays tout entier qu’il dessine à travers ses signes culturels – évoque et appelle la figure de Walker Evans, photographe lettré et aventureux, qui allait installer dans la photographie du milieu du XXe siècle cette notion paradoxale, et pourtant si précieuse et féconde, de « style documentaire »… Distance médiane, affect moyen, détails infimes, intelligence des choses logée davantage dans la sensation que dans le sentimentalisme, et jusqu’aux odeurs intimes du cuir passé ou de la terre brûlée par le soleil… La référence fait plus encore que d’influencer ou d’encombrer l’oeil et la ligne du temps mentale de celui qui parcourt ces images toutes récentes de Michel Beine : il finit par le faire douter, vaciller, hésiter entre ce sentiment de « déjà-vu » et l’incrédulité (le jamais-cru, le décalé). Mais dans cette pratique de l’anachronisme et cet exercice de discipline du regard que s’impose le photographe, il faut sûrement aussi lire une conscience ironique, amusée, et la marque, peut-être, de ce que certains critiques de la post-modernité (Jean-Pierre Keller, par exemple) ont pu appeler « le syndrome de la deuxième fois » : cette certitude de venir après, ce refus d’imiter tout en citant, cette tentation de se réapproprier tout en inventant, cette dette et cette émancipation tout à la fois, vis-à-vis d’une ascendance culturelle qui nous a fabriqués (et même imprégnés : voyez Hollywood !, tout décrépit soit-il), et que nous prolongeons, à tâtons.

L’Amérique de Michel Beine semble révolue et elle est pourtant contemporaine, c’est celle des drive-in et des motels, des insignes religieux ou des pancartes publicitaires à la typo typée – et surannée –, celle des espaces vides et des écrans de télé granuleux, au design poussiéreux, des chaises qui semblent assises là de toute éternité, des routes qui ne commencent jamais, qui ne mènent nulle part, qui ne font que passer.

Une pile de linge propre, un carrousel forain dont seule la légende fait tourner encore les têtes, beaucoup de silence et d’absence, qui n’ont laissé au bord de l’image que de maigres indices : cigarette, serviette en papier, des véhicules à l’abandon, un billard délaissé, des fenêtres fendues, opaques, un pavé écorné, un drap défait. Observation minutieuse d’un monde hors du temps, et en même temps recréation a posteriori de ce même monde, purement fantasmé et imaginaire, tout en demeurant réel, étrange et familier jusque dans les recoins de l’anecdote… L’errance est partout, presque la déréliction, et l’on parcourt ces images avec la mélancolie de ceux qui n’ont à regretter rien de réel, rien de concret, seulement du mythe et des images entr’aperçues. Et l’on sent bien, alors, combien le souci du document touche aux frontières du rêve éveillé… Car ces traces existent pourtant bel et bien, aujourd’hui encore…, encore un peu. Elles figurent peut-être aussi, avant l’ère des grands nivellements opérés par tous les types de mondialisation envisageables et déjà en marche, parmi les derniers vestiges possibles d’une cohabitation d’espaces et de temps distincts, et peut-être hélas désormais inconciliables. Témoignage discret, enfin, d’un photographe au ton juste, qui tente de rester en marge de cette époque, où l’on tend à balancer aux oubliettes la matière tangible et insolite des jours passés, pour mieux se projeter dans l’illusion du lendemain, les horizons chimériques, l’ivresse de la vitesse, les effets de l’emphase. Et où la photographie, trop souvent, ne fait plus que traverser le temps, voire l’air du temps, au lieu de laisser l’histoire se déposer en elle, pas à pas, une étape à la fois…

Demain, nous serons au Texas, ou au Nouveau-Mexique, et personne ne nous cherchera – mais quelques-uns sauront ce que nous sommes venus chercher, et devineront l’instant de la dernière photo, petite porte d’un pays qui un jour fut grand.

 

Emmanuel d’Autreppe, oct. 2008


carton_carte_blanche20132 Du 16 mars au 14 avril, les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h.

Carte blanche à Jean-Pierre Doumont, lavis, Camille Thill, installation et vidéos et Dominique Thomas, bijoux et sculptures


En mars, L'Orangerie propose, chaque début de saison, une carte blanche à de jeunes artistes issus des différentes académies et écoles d'art de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cette carte blanche leur donne la possibilité de montrer leur travail dans de bonnes conditions d'exposition et de professionnalisme dans un lieu référencé de l'art contemporain de la FWB.

Cette carte blanche est donnée, cette année, aux 3 jeunes diplômés finalistes de l'Académie des Beaux-Arts d'Arlon en juin 2012. Chacun d'eux a suivi durant plusieurs années les cours dans les différents ateliers de l'Académie et complété ainsi sa formation .

 
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