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Invitation
invitation_vintage
IMG_0034Paul Antoine nous a quitté ce samedi 22 mai.
Paul Antoine était peintre et avait exposé plusieurs fois à l'Orangerie.
En 2005 conjointement avec le Centre d'art Contemporain du Luxembourg belge et sur deux sites, nous avions monté une exposition de ses oeuvres récentes. Nous pensions organiser une rétrospective de ses oeuvres mais il estimait qu'il était trop tôt. Il avait 83 ans.
L'année dernière, il avait participé à Pays'arbres.
Nous perdons un ami.

« Si je voulais peindre le caractère insolite et rassurant à la fois du vent que j'écoute dans le prestigieux silence de la nuit, ce ne serait plus le vent. Absurde et passagère velléité, je ne veux pas peindre le vent, mais je souhaite que ma toile en soit marquée. » Paul Antoine

 


Du 15 mai au 16 juin 2010

Goele_Dewanckel3

Goele Dewanckel est née en 1959. Elle vit en France, mais enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts Sint Lucas à Gand. Binnen het Vlaamse illustratorenlandschap heeft Goele Dewanckel een heel eigen stem, of beter een heel eigen kleur.
Son style est épuré, emprunté à l’expressionnisme allemand non sans rappeler Ernst Ludwig Kirchner. à la fois dans le choix des couleurs et des formes. Elle utilise des couleurs fondamentales telles que noir, blanc et rouge et ajoute peu de détails aux formes de base.
Ses dessins ressemblent à des gravures. Son style complète parfaitement des textes forts et émouvants, car ses dessins simples laissent de la place à l’interprétation du lecteur.
Zij probeert met zo weinig mogelijk lijnen zoveel mogelijk emotie over te brengen. Zij put inspiratie uit zowel schoonheid als lelijkheid voor zover haar die emotioneel weten te raken.
Elle préfère des histoires mystérieuses ou profondes. Les couleurs vives de Goele Dewanckel servent à amplifier les contrastes expressifs ou à souligner les valeurs symboliques des textes. «Au pays de Titus» de Claudine Galea et Goele Dewanckel aux Editions du Rouerge est lauréat du «Concours des plus beaux livres français» 2008.

Goele Dewanckel à l'Acadt

Du samedi 10 avril au 9 mai 2010

 

red_house_2008_huile_sur_toile_80x100cm_i_20100320_1257732702Model_2009_Huile_sur_toile_40x90cm Emport

Les images d’origine sont en noir et blanc, extraites le plus souvent d’ouvrages imprimés pendant la Guerre Froide. Encyclopédies, histoires de l’aviation, Time Life, Science et Vie, militaria. Curiosités et révélations retrouvées aujourd’hui comme par miracle dans les profondeurs internautiques et virtuelles. Aérodynamique, expérimentations à haute altitude, ballons stratosphériques. Essais atomiques, déserts irradiés, Roswell. Peurs éternelles malgré le démontage depuis belle lurette de la mécanique divine, mystère claquemuré à l’intérieur des deux dimensions de la toile. Dans un jeu de rayons X et de calcaires, un squelette participe malgré lui à un crash test, attendant l’accident, ceinturé à son siège de pilote.
Au beau milieu de nulle part, un militaire jongle à une main, dans ce trompe-l’oeil, avec un observatoire en suspension, cette planète mécanique. Un homme se tient debout, minuscule, à l’entrée d’une gigantesque soufflerie, contemplatif à l’orée de cette aberration. Dans le cockpit de la peinture, dans ce juste flou de la vitesse arrêtée, deux hommes se perdent dans la traversée des nues. Jeux de perles de verre, manipulations dans les reflets, ergonomies anciennes. Et cet homme qui a vu un ovni, ce gisant aux signes de l’au-delà à jamais gravés dans sa chair. Et ce camp vu en plongée, dans ce brouillard de miel sale, ce territoire caramélisé de souvenirs.
Pierre Moulin recadre ces apparitions, il les habille de couleurs inventées: ocres souillés, verts olivâtres, gris pétrolifères, blancs acides. Des plages abstraites insistent sur le médium seul, en ces champs, quelques gestes enfouis comme une mine nous disent qu’il s’agit bien de peinture. Avec toujours ce blanc, à peine chargé de titane ou de zinc, fidèle à la nudité du lin, qui vient éclairer le sujet en ses retraits, sa réserve. Comment traduire des ondes avec un pinceau, des huiles, un peu de térébenthine, graves problèmes spatio-temporels à résoudre, pure magie à représenter. En un mot le grand jeu de la peinture depuis les frères Van Eyck. Glacis après glacis, en plongée dans la mémoire, une image apparaît, venue du plus profond des arts et des âges, et toujours très actuelle.

François Liénard

 


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