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Peinture
Collignon Dominique
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Le panneau publicitaire, huile sur toile, 24 x 30 cm, 2004
Le panneau publicitaire
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Le panneau publicitaire, huile sur toile, 24 x 30 cm, 2004
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Dominique COLLIGNON ou le parti pris des roses

A l'image des collines de Gaume qui n'en finissent pas de sauter à la corde avec l'horizon, la peinture de Dominique Collignon invite à un renouvellement continu du regard sur les choses les plus banales : un escarpin à talon haut, un drap qui sèche, un trognon de pomme oublié, un morceau de lard, un livre écorné. Isolés, mis en valeur sur un fond neutre, ces "objets" acquièrent soudain comme par un coup de pinceau magique la qualité de sujets vivants, qui imposent leur présence avec une force plus voluptueuse que sensuelle, plus tangible que réaliste. Comme si le peintre, doublant Francis Ponge, avait pris le parti des roses au petit matin qui s'ouvrent comme des sexes, ou se déplient comme des corps.

Car tout dans cette peinture a grain de peau et toucher de colombe, chaque pli, chaque volute, chaque rondeur, et il n'est pas jusqu'au métal froid de la pince à découper qui ne trouve sur un édredon son velours de lèvres. Rien d'étonnant, donc, à ce que Dominique Collignon mette ici Ingres à l'honneur. Décomposés, recomposés à la manière d'un puzzle, ses nus, raniment un  rythme, un souffle, une chair que le temps avait comme figés, où le regard tout à coup troublé se remet à battre et, dépassant la vision des choses, déroule à perte de vue, comme en rêve, la  beauté mouvante éphémère du monde.

Guy GOFFETTE. Mars 2002