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lorangerie
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lorangerie
Sans titre, huile sur bois, 16 X 22 cm, 2018
Peinture
Sommelette Charles-Henry
Dessin
Tête Emmanuel
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Sans titre, huile sur bois, 16 X 22 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 16 X 22 cm, 2018
Eden Park, 28 x 35 cm, 2019
Eden Park, 28 x 35 cm, 2019
sans titre, huile sur bois,14,5 X 19,5 cm, 2017
sans titre, huile sur bois,14,5 X 19,5 cm, 2017
La construction, 28 x 35 cm, 2019
La construction, 28 x 35 cm, 2019
Sans titre, huile sur bois, 22 x 16 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 22 x 16 cm, 2018
La manne, 34 x 46 cm, 2018
La manne, 34 x 46 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 18 x 23,5 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 18 x 23,5 cm, 2018
Atlas, 28 x 35 cm, 2018
Atlas, 28 x 35 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 16 X 22 cm, 2018
Eden Park, 28 x 35 cm, 2019
sans titre, huile sur bois,14,5 X 19,5 cm, 2017
La construction, 28 x 35 cm, 2019
Sans titre, huile sur bois, 22 x 16 cm, 2018
La manne, 34 x 46 cm, 2018
Sans titre, huile sur bois, 18 x 23,5 cm, 2018
Atlas, 28 x 35 cm, 2018

Emmanuel Tête et Charles-Henry Sommelette  Jardins des contes 

Nous avons tous notre jardin mental, intime et/ou bien réel. Très concret pour le botaniste ou le jardinier, le jardin convie aux rêves, aux fantasmes, aux histoires. Toujours culturel et construit, le jardin a autant symbolisé le pouvoir que le romantisme : lieu de vie ou de représentation, il nous offre la possibilité de nous y projeter.

Il en va naturellement de même pour Emmanuel Tête (Lyon 1973, vit et travaille à Bruxelles depuis 1995) et Charles-Henry Sommelette (1984, vit et travaille à Barvaux- Sur-Ourthe). Qu’ils soient peintres dessinant ou dessinateurs peignant, ils trouvent tous deux dans le Jardin-Paysage un décor symbolique, un espace leur permettant de nous livrer leurs histoires qui, à notre guise, nous laisseront libre, juge ou narrateur.

Emmanuel Tête nous plonge dans des scènes fictives, intemporelles, absurdes et théâtrales comme dans une bouffonnerie de la Commedia dell’arte, cela à la manière des peintres anciens. Il façonne des décors arborés ou se jouent des actes de vie pas toujours compréhensibles. Le temps se fige un instant, juste avant le dénouement du récit, le peintre a posé son crayon et nous offre des scènes de genre articulées autour d’acteurs, de figurants et de représentations.

Chez Charles-Henry Sommelette, comme un train en campagne ou le travelling d’une caméra, le temps passe dans le décor et, tout d’un coup, fait un « close up ». Dans les limites d’un espace, c’est un focus sur un moment du récit, un arrêt sur image et là entre une grille et une haie, il peint l’instant de la fiction. Des personnages ont-ils quitté les lieux ou ne sont-ils peut-être pas encore arrivés… au spectateur d’y répondre ?

Tous deux construisent des Images-Scènes de facture réaliste où la notion de narration est mise à l’avant plan sans nous en donner réellement les clefs. Emmanuel construit une narration fictive dans un décor physique où se meuvent des personnages en action. Charles-Henry est dans le non-décor, « plus réaliste » à la limite d’un espace particulier, un entre-monde où l’absence se raconte.

Tous deux se confrontent aux techniques et au langage de la peinture, aux préoccupations de l’artiste et au regard du spectateur projeté dans ces jardins… contés.

Hélène Jacques