image1
lorangerie
image1
lorangerie
Vélo au bord de la route
Photographie
De Backer Jacques
Sculpture
Perbos Laurent
Objet , Sculpture
Musée du vélo
Peinture
Biwer Jean-Marie
Peinture
De Maura Fatima (L)
Peinture
Amaral Jofroi
Peinture
Delécluse Philibert
Installation
Py Géraldine
Installation
Verde Roberto
>

 

 
Vélo au bord de la route
Vélo au bord de la route
L'Eddy Mythique
L'Eddy Mythique
Composition en rouge
Composition en rouge
Composition en étoile
Composition en étoile
Les pavés du Nord
Les pavés du Nord
Le Mani Vuote,2015-2017
Le Mani Vuote, 2015-2017
Vue de l'exposition: Musée du vélo
Vue de l'exposition: Musée du vélo
Sans titre
Sans titre
Vélo au bord de la route
L'Eddy Mythique
Composition en rouge
Composition en étoile
Les pavés du Nord
Le Mani Vuote,2015-2017
Andy Schlek
Vue de l'exposition
Vue de l'exposition: Musée du vélo
Sans titre

Jofroi Amaral, Jean-Marie Biwer(L), Jacques De Backer, Philibert Delécluse, Cooperations asbl (L), Jean-Marc Salmon, Musée du Vélo de Weyler, Willie Verhegghe

peinture, sculpture, photographie, design, installation, poésie, vélos historiques remarquable

Ca roule ma poule! Un regard sur le vélo dans l’art et l’histoire.

Depuis son apparition et encore aujourd'hui, la bicyclette apparaît comme un symbole de liberté et d’autonomie. La pratique actuelle du cyclisme, participant à une meilleure qualité de l’environnement, est devenue aussi le symbole d’une certaine qualité de vie. L’engouement pour la petite reine est également partagé par beaucoup d’artistes. Nous vous proposons un regard subjectif sur le vélo dans les champs de l’histoire, du design et de l’art contemporain. 

Une équipe cycliste féminine portera le maillot aux couleurs de l'Orangerie dans le cadre d'Avril à Vélo à Bastogne.

Jofroi Amaral, installation °1977, vit et travaille à Berlin

Jofroi Amaral est intéressé par les rituels, par la genèse, la formation des mythes et par des philosophies païennes. Ainsi, quand il peint, par exemple, avec des plantes, des corps humains, des pierres, c’est pour explorer l’idée de l’action comme archétype paradigmatique, la volonté de l’esprit contre la résistance de la matière. Quand il peint avec des pierres, celles-ci refusent de se comporter comme un pinceau, mettant l’artiste face à l’échec de sa vision de l’oeuvre. Pourtant, cet échec, par sa compréhension, devient une expérience authentique. L’oeuvre porte ainsi la marque d’une sorte de rituel, d’un processus d’étreinte ou d’initiation. Pour Jofroi Amaral, le processus et l’expérience humaine / artistique ont la même importance que le résultat esthétique final.

Etienne Auwera, photographie (Musée de la Photographie de Charleroi), 1911-2007

...Instituteur de formation, cet autodidacte de la photo, né à Saint-Gilles en 1911, devint, en 1945, chef du Service photo du journal «Les Sports»... En 1946, il avait créé l’Agence Action, première agence de presse belge de reportages photographiques sportifs. Très impliqué dans la défense de la profession, il fut à l’origine de la création de la plaque de presse auto - le lion - et du macaron sport, devenu le laissez-passer des journalistes. En 1968, Etienne Auwera fut le seul journaliste photographe belge à couvrir les JO de Mexico. En 1971, des problèmes cardiaques le contraignirent à interrompre sa carrière. En 2001, il fit don de ses archives, plus de 50.000 négatifs, au Musée de la Photographie de la Communauté française à Charleroi... La DH du 13 juin 2007 Prêtées par le Musée de la photographie, l'exposition montrera un choix de ses photographies de la course Liège-Bastogne-Liège dans les années 50-60.

Jean-Marie Biwer (L), peinture °1957, vit et travaille à Basbellain (LU)

A représenté le Luxembourg à la Biennale de Venise en 1993. Depuis 1980, 45 expositions personnelles au Luxembourg, en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche et aux Pays-Bas, ainsi que la participation à plus d’une centaine d’expositions collectives au Luxembourg, en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, en Russie, en République Tchèque, en Finlande, en Chine et en Corée du Sud. En 2012, Jean-Marie Biwer montre deux des séries de la Biennale de Venise de 1993 ainsi que 35 petits formats récents (2011-2012) au Mudam , Luxembourg. Ses oeuvres se trouvent dans de nombreuses collections privées et publiques, notamment celles du Musée national d’histoire et d’art, Luxembourg, au MUDAM, Luxembourg, à l’IKOB / Centre et Musée d’Art contemporain en Belgique (où a eu lieu une exposition monographique en 2011), dans la collection de la Banque Centrale Européenne à Francfort et à Luxembourg-ville, à l’Ambassade du Luxembourg à Washington, dans la salle des fêtes de la mairie de la ville de Dudelange.

Durant les dernières années de sa pratique artistique, le travail de Jean-Marie Biwer s’est progressivement focalisé sur la question essentielle inhérente à la peinture, le rapport de l’image au contenu, à sa signification. Loin des gestes expressifs, Jean-Marie Biwer se concentre avec un minimum de moyens sur les motifs simples qui, à eux seuls, arrivent à refléter aussi bien l’histoire de la peinture que les motivations profondes de l’artiste; on sent aussi bien la pénétration métaphysique des objets que leur objectivité insaisissable, le tout, motivé par l’inconditionnelle soif de l’image véridique. Intérieurs de maison, natures mortes, paysages reflétant des ambiances faussement idylliques sont peints dans le soin absolu du détail sans jamais tomber dans la description pure et simple. Les perspectives peuvent changer d’objet en objet, même les proportions entre elles semblent définies par des hiérarchies impénétrables. Cette juxtaposition d’éléments concrets nous dévoile une réalité à la fois toute proche et très éloignée de celle du quotidien. Galerie Nosbuch et Reding (LU)

Fatima De Moura et Lisa Schmidt (L), peinture, http://www.cooperations.lu Deux portraits de Andy Schleck. 

Fatima De Moura et Lisa Schmidt sont des artistes dites outsiders, elles fréquentent l'atelier d’art de Coopérations asbl de Wiltz. Cette société coopérative est une entreprise à vocation économique et sociale, qui, par le biais d’ateliers protégés, offre aux personnes handicapées des possibilités de travail et de revenu dans les domaines de la gastronomie, de l’art et de la conception du jardin.

Musée du Cycle de Weyler, histoire du vélo http://www.museeducycle-weyler.be

Situé à Weyler près d'Arlon, le Musée du Cycle est né de la passion de Philippe Tibesar. Nous avons effectué un choix dans ses collections de quelques "vélocipèdes" qui ont ponctué l'histoire du vélo des origines à nos jours ainsi que plusieurs maillots de vedettes de la petite reine qu'il a bien voulu nous prêter pour l'occasion.

Jacques De Backer, photographe °1952, vit et travaille à Visé, enseigne à l’Institut Supérieur des Arts St-Luc de Tournai

L’ Angélus de Roubaix. Le Carrefour de l’Arbre (secteur n°4) est l’endroit que j’ai choisi pour y photographier pendant une dizaine d’années le passage de la célèbre course cycliste Paris-Roubaix. L’analogie à l’Angélus de Millet n’est qu’une vue de l’esprit alimentée par l’interprétation délirante et spectaculaire de la traversée héroïque des “Dieux à deux roues” et dont les champs de pommes de terre sont le décor immuable.

Philibert Delécluse, peinture °1962, vit et travaille à Bellefontaine et à Tournai

Peintre, il enseigne également à l’Institut Supérieur des Arts St-Luc de Tournai en communication visuelle. ...Philibert Delécluse joue sur la corde des vraisemblances, l’univers qu’il décrit se situe dans un no man’s land, un décor dans lequel nous avons assez d’éléments pour identifier un endroit ou, au pire, un type de lieu. Mais la surprise peut être générée par le décor lui-même. L’orée d’un bois donne directement sur un centre ville. Un grand chantier bardé de grues et de pelles mécaniques a pris place dans un paysage bucolique comme on en trouve dans les oeuvres de Valérius De Sadeleer. Philibert Delécluse se sert à la base de photographies qu’il a réalisées lui-même, de reproductions d’images de grands peintres et pour les tableaux de ces dernières années, il crée un décor de type «train électrique» avec des petits personnages issus du même univers. Ces mises en scènes sont alors photographiées pour servir de sujet de base à la peinture. Il s’agit donc d’une image dans laquelle viennent s’incruster d’autres motifs, d’autres paysages, d’autres images... Cet univers onirique est particulièrement narratif mais nous ne connaissons ni le début, ni la fin de l’histoire... Etienne Tilman

Laurent Perbos (F), sculpture, °1971, vit et travaille à Marseille

Composition est le nom générique donné à la dernière série d’oeuvres de l’artiste, qui mêlent aisément des accessoires issus de l’univers du cyclisme et des références aux peintures abstraites de Piet Mondrian. Laurent Perbos utilise principalement des objets issus de l’industrie du loisir (sport, bricolage, décoration, etc.) comme matériaux, dans un travail de sculpture le tout dans l’obsession de matérialiser des visions poétiques, de relire les fondements de nos sociétés aux travers des contes, des fables et de la mythologie ou plus simplement de réinterpréter des oeuvres de l’histoire de l’art. Usant des déplacements et des décalages pour mettre en question notre environnement tout comme notre histoire, ou plus simplement pour perturber l’ordinaire, Laurent Perbos fait du détournement un véritable principe de travail.

Géraldine Py (F) et Roberto Verde (I), installation multimedia constituée par une station d’écoute et de lecture °1981, °1986, vivent et travaillent à Bruxelles. http://www.pyverde.com

Le Mani Vuote, 2015-2017. En automne 2015, à Paris, il pleuvait fort. Nous nous préparions à enfourcher nos gravel-bikes, à la recherche des artistes, cinéastes, écrivains qui nous ont fascinés jusqu'à aujourd'hui, que nous aimons appeler notre famille de pensée. Nous avons traversé la France, la Suisse et l'Italie, 2400 kilomètres au total, découvrant les joies et tribulations du cyclisme d'aventure. À la suite de ce pèlerinage artistique, nous avons écrit quelques récits, relatant les rencontres singulières faites en cours de route. Parfois, d’étranges coïncidences apparaissent; parmi les plus intrigantes il y a la similarité entre les oeuvres, alors qu’elles sont le produit d’une variété d’organismes conscients vivant dans des situations et latitudes différentes, occasionnellement isolés de la société et détachés du flux d’informations qu’elles génèrent. Nous pourrions être, pourquoi pas, des instants d’un seul mouvement de l’esprit, d’un rhizome ou d’une sorte de nouvel état de conscience, collective et impersonnelle. Notre collaboration est née d’une rencontre de ce type, deux individus se retrouvant par hasard au sein d’un même atelier d’une école d’art, qui par erreur échangent leur carnet de croquis et découvrent alors une copie de leurs idées... Nous avons dès lors décidé de travailler à deux, pour éviter les ennuis notamment. Bien que nos champs d’inspiration aient été différents, nous aimions pourtant les mêmes artistes. Leurs oeuvres nous apparaissant comme familières, nous avons commencé à les penser comme une grande famille. Nous imaginions un antécédent, un dispositif idéal, une sorte de «bouillon primitif» du projet, un événement auquel ils auraient tous été conviés, Alessandro Baricco, Jimmie Durham, Umberto Eco, Giovanni Anselmo, Franco Battiato, Ettore Scola, Roman Signer, Anita Molinero, Peter Fischli, Michel Blazy, Jérome Bel, Louis Sclavis, Meg Stuart, Francis Alÿs, David Hammons, Iannis Kounellis, Werner Herzog.

Le projet a pris la forme d’un road-trip en vélo, 2400 kilomètres de Paris à Rome en passant par la France et la Suisse, à la recherche de notre famille de pensée. Sur cette route, nous avons rencontré Michel Blazy, cultivateur de moisissures, Anita Molinero, crameuse de poubelles, Roman Signer, trublion des prés de St-Gallen, Alessandro Baricco, capitaine de l’équipe de football d’écrivains italiens, et Ettore Scola, le maître. Michel nous a accueillis dans un tunnel de la petite ceinture parisienne, Anita dans son atelier-logement, Roman dans sa salle à manger, Alessandro dans l’amphithéâtre de son école, Ettore dans son salon qui était aussi son bureau.

Jean-Marc Salmon, peinture, °1957, vit et travaille à Benonchamps, Bastogne

Fortement influencé par son passé de dessinateur réaliste dans un premier temps –sens du cadrage, de la mise en page, de la dramatisation-, son oeuvre va alors glisser vers une approche plus personnelle qu’il va développer grâce à la rencontre de quelques grands peintres contemporains belges, entre autres Jean-Pierre Ransonnet, Pierre Debatty, Christian Rolet.

Sa technique de départ, basée sur un dessin structuré du modèle ou du paysage, va alors glisser vers la peinture pure où le dessin va peu à peu disparaître pour laisser place au geste direct du pinceau sur la toile. Il aborde en alternance l’acrylique, le fusain, l’huile ou les techniques mixtes. Ses sujets de prédilection étaient au départ le corps humain, le tout basé sur un travail préparatoire avec modèles vivants pour glisser ensuite vers le paysage, voire l’architecture. Aucun thème ne le laisse alors indifférent, l’intérêt se trouvant souvent là où les grands clichés de la beauté ne se trouvent pas.

Willie Verhegghen, poésie, °1947, vit et travaille à Ninove

Après des études de journalisme, il collabore avec divers quotidiens, hebdomadaires et revues littéraires et artistiques. Willie Verhegghe est un poète et moraliste socialement très engagé; très préoccupé par l’humanité souffrante, il met volontiers son talent au service d’un message humanitaire. Plusieurs de ses recueils sont consacrés au handicap mental, à la guerre du Vietnam, à la catastrophe de Marcinelle mais il est surtout connu pour ses recueils de poésie sur le cyclisme, notamment sur le Tour des Flandres, le Mur de Grammond, le Tourmalet, etc....Le dernier en date De Goele Droom est consacré à Tom Simpson. Il a publié plus d’une trentaine de recueils, un roman et une anthologie sur le sport dans la poésie flamande et hollandaise. Il est lauréat de plusieurs prix littéraires.

La Doyenne

Zoals von Rundstedt ooit als oorlogszwanenzang / zijn stalen tanden in de Ardense heuvels heeft gezet / maar de met bloed besmeurde bloemen van de zege / aan zijn hakenkruisen neus voorbij zag gaan, / zo sneuvelen de afgematte renners als in Bastenaken / het keerpunt van de koers hun kuiten kraakt /en hun beslijkte en bezwete koppen / met de stigmata der hellingen worden gekruisigd. / Stokeu en Haute Levée, Redoute en Rosier / knagen spieren stuk, het asfalt dat zich / als een zwarte slang door dennenbossen spoedt / verlamt en kwetst de moegestreden dijen, / alléén de winnaar wentelt zich in roem die zoet / als honing aan zijn tong kleeft en laat zich dan / de kussen welgevallen die de plaatselijke schone / bij de aankomst uit haar getuite Luikse lippen perst.